Vous soit prospère et vous garde en bonne santé.
Bonne et heureuse année 2009 à toutes et à tous.
Outre la partie contestée par les syndicats sur la "réforme du temps de travail", le projet de loi présenté en conseil des ministres mercredi 18 juin reprend, sur la partie "rénovation de la démocratie sociale", l'essentiel de la position commune signée par la CGT, la CFDT, le Medef et la CGPME. Cette réforme de la représentativité dans le secteur privé va changer en profondeur les normes en vigueur depuis plus de cinquante ans.
Dans l'entreprise. Les syndicats, pour être reconnus représentatifs, devront avoir recueilli 10 % des voix au premier tour des élections au "comité d'entreprise ou de la délégation unique du personnel ou à défaut des délégués du personnel". Pourront se présenter au premier tour les cinq confédérations actuellement représentatives, et les syndicats constitués "depuis au moins deux ans couvrant le champ professionnel et géographique de l'entrepriseconcernée".
Dans la branche. Les organisations ayant recueilli 8 % des voix dans les entreprises d'une même branche seront déclarées représentatives. Ce seuil a été abaissé "pour permettre notamment à la CFTC" de ne pas perdre sa représentativité dans certaines branches, explique un négociateur.
Au niveau interprofessionnel. Sont reconnues représentatives les organisations ayant recueilli 8 % des voix au niveau national selon un mode de calcul qui n'est pas encore précisé. Elles devront aussi avoir été reconnues représentatives dans "des branches à la fois de l'industrie, de la construction, du commerce et des services".
La CFE-CGC a obtenu qu'une confédération puisse être jugée représentative "pour représenter les personnels concernés par des collèges électoraux" particuliers, en l'occurrence les cadres. Les cinq confédérations gardent leur représentativité nationale jusqu'en 2013 - le temps d'un cycle électoral complet, soit quatre ans. Le texte laisse au Conseil d'Etat le soin d'y ajouter d'ici là d'éventuels nouveaux entrants au vu, par exemple, des élections prud'homales de décembre 2008.
L'inflation a atteint 3,3% sur un an en mai en France, un niveau inégalé depuis juillet 1991, sous l'effet de la flambée des cours du pétrole et de l'alimentation qui pèse toujours un peu plus sur le pouvoir d'achat des Français.
Infographie :: Evolution de l'inflation en France sur un an
"Le problème, c'est qu'il s'agit des produits que les Français achètent le plus souvent. Ce sont donc ces biens là qui déterminent leurs comportements de consommation", note Alexander Law (Xerfi), qui s'inquiète lui aussi de la baisse prévisible dans les prochains mois de la consommation des ménages, principal moteur de la croissance française.
Il note une augmentation "sensible" (+0,5%) sur un mois. Entre avril et mai, les prix de l'énergie ont bondi de 4,2%, sous l'effet de la hausse du gaz de ville (+6,1% en mai, +10,9% sur un an) et de celle des produits pétroliers (+5,4% en mai, +22,4% sur un an).
Les seuls carburants enregistrent une hausse de 4,8% en mai et de 17,9% sur un an.
L'indice des prix de l'alimentation a augmenté de son côté de 1,0% en mai, soit une hausse de 5,7% sur un an. Pour les seuls produits frais, la hausse est de 5,9% en mai par rapport à avril et de 4,0% par rapport à mai 2007.
Hors produits frais, les prix de l'alimentation gagnent seulement 0,2% mais ils bondissent de 6,1% par rapport à mai 2007.
Sur les autres postes de consommation, moins sujets aux fluctuations que les produits de première nécessité, l'inflation reste modérée.
Mais de nombreux économistes estiment qu'il faudra encore attendre plusieurs mois, au moins jusqu'à la fin de l'été, pour que les prix commencent à s'assagir.
"Etant donné la poursuite des tensions et l'incertitude sur les marchés des matières premières, il est désormais difficile de dire que le pic d'inflation est passé. Au contraire, les prix pourraient encore accélérer au cours de l'année", s'inquiète Mathieu Kaiser, économiste chez BNP Paribas.
Selon lui, l'inflation atteindrait 3,3% en moyenne en 2008, alors que les dernières prévisions du gouvernement tablent sur une hausse de 2,2%.
Pour les économistes, les conséquences négatives de l'inflation sur la consommation sont sensibles (recul de la consommation en produits manufacturés en janvier, mars et avril) et devraient perdurer jusqu'à l'accalmie, les ménages réduisant ou repoussant les achats qui ne sont pas indispensables.
Malgré une première revalorisation du Smic en mai, et une seconde attendue au 1er juillet, l'évolution des salaires ne suffira pas à compenser la hausse des prix et "il est plus que vraisemblable que le pouvoir d'achat lié aux revenus d'activité recule au deuxième trimestre", relève Alexander Law.
Sur l'ensemble de 2007, le pouvoir d'achat a progressé de 3,3%, mais l'inflation n'était alors que de 1,5% en moyenne sur l'année.
Selon l'Insee, le pouvoir d'achat des ménages devrait quasiment stagner au premier semestre 2008 et il pourrait même régresser pour les plus pauvres.
"Le pouvoir d'achat n'est pas seulement un problème d'inflation", estime pour sa part l'économiste Marc Touati (Global Equities), pour qui "une inflation autour de 3% n'a jamais tué personne". "Le fléau qui nous menace le plus aujourd'hui ne réside pas dans l'inflation mais dans la faiblesse de la croissance et de l'emploi", estime-t-il.
Les syndicats :
Un syndicat regroupe les salariés d’un même secteur ou d'une même branche d'activité, à un niveau géographique donné. Il dispose
de la personnalité morale et juridique.
Un syndicat se compose d’un nombre variable de sections syndicales et d'adhérents individuels.
Il élit ses propres responsables et désigne les délégués syndicaux. Il aide les sections dans leurs activités et il coordonne leurs revendications.
Le syndicat est au carrefour des informations et à la base de toutes les structures où se prennent les décisions.
A l'occasion des Congrès, il contribue à préparer, à débattre et à voter l'activité et les orientations de la Fédération à laquelle il adhère, de l’Union départementale dont il est membre et de
la Confédération. Il élit les dirigeants de chacune de ces structures.
Les sections syndicales :
Elles sont constituées par les adhérents d’un même établissement ou d’une même entreprise ; elles sont animées par des militants et des délégués syndicaux. Elles assurent, en liaison avec le syndicat, la défense individuelle et collective des salariés, les informent, les consultent sur leurs revendications et conduient les négociations locales.
Les Unions Locales :
Une Union locale a pour mission essentielle, dans le cadre des pouvoirs qui lui sont délégués par l’Union départementale, de faciliter l’implantation et le développement de la CFTC.
Unions Départementales :
Elles regroupent l’ensemble des syndicats et sections de syndicats présents dans un département. Elles peuvent se doter d’unions
locales interprofessionnelles ; elles travaillent en collaboration avec les syndicats et les sections syndicales présents sur leurs départements.
Elles ont pour missions essentielles : coordonner, sur des actions communes, l’action des syndicats et des sections syndicales; de veiller à leur bon fonctionnement dans le respect de leurs
prérogatives ; de participer à la constitution et au fonctionnement
Unions Régionales :
Les Unions régionales interprofessionnelles regroupent plusieurs Unions départementales et, à travers elles, l'ensemble des
syndicats d'une région, toutes professions réunies.
Elles définissent les propositions de la CFTC pour la région dans les domaines économique et social. Elles représentent la CFTC sur le plan interprofessionnel auprès des autorités.
Les Fédérations :
Elles regroupent l’ensemble des syndicats de salariés exerçant la même profession, appartenant à des branches d’activités
similaires ou connexes, ou ayant des intérêts professionnels communs.
Elles organisent, coordonnent et appuient l’action de leurs syndicats. En liaison avec les Unions départementales, elles facilitent la création de nouveaux syndicats ou de nouvelles sections
syndicales. Elles promeuvent les propositions de la CFTC qu’elles représentent sur le plan professionnel auprès des autorités (instances et organismes, privés ou publics) compétentes.
UNE HISTOIRE QUI MARQUE L'HISTOIRE...
LA CONFEDERATION DES TRAVAILLEURS CHRETIENS : Origine 1887
Créée officiellement en 1919, la CFTC agit concrètement et efficacement au plan national.
Dissoute par VICHY en 1940, elle donne naissance à la CFDT en 1964.
La CFTC représente le syndicalisme réformiste (comment faire évoluer la société), quand d'autres représentent le syndicalisme révolutionnaire.
Elle est à l’origine de l’assurance chômage, des conventions collectives, de la sécurité sociale, des allocations familiales, des retraites complémentaires, de l’allocation parentale...
QUELQUES DATES IMPORTANTES :
1887 Création des premiers syndicats chrétiens, à Paris et à Lyon,
1891 Première grande encyclique sociale,
1919 Création de la CFTC autour de Jules Zirnheld et de Gaston Tessier,
1921 Les statuts de la Fédération de la Métallurgie sont déposés sous le nom de Fédération des syndicats professionnels et parties similaires,
1936 Avant même les affrontements sociaux, le "Plan CFTC" propose un salaire minimum, les allocations familiales, la réduction de la durée du travail, des logements sociaux, les conventions collectives, etc...
1940 La CFTC entre dans la clandestinité, ses dirigeants participent à la résistance,
1945 Dans les années qui suivent la libération, la CFTC participe à la généralisation des assurances sociales, des retraites complémentaires, ainsi qu'à la création de l'UNEDIC,
1964 Scission de la CFTC. Une majorité fonde la CFDT. La CFTC continue, fidèle à la morale sociale chrétienne, avec Joseph SAUTY à sa tête,
1965 Programme de Vincennes: La CFTC dit non à la politisation syndicale,
1973 Rapport Jacques Tessier: "L'entreprise au service de l'homme",
1977 Congrès de Versailles: un nouveau programme à la mesure de la crise économique,
1980-90 La CFTC est à l'origine des conventions de conversion et de l'allocation parentale d'éducation,
1983 La CFTC recueille 12,4 % de voix aux élections à la sécurité sociale,
1984 La CFTC prend une part active au succès des manifestations en faveur de l'Ecole Libre.
1987 La CFTC fête le centenaire des premiers syndicats chrétiens,
1991 Congrès de Lille: La CFTC réaffirme son identité. Elle engage la modernisation de son fonctionnement et de son action,
1995 Lors des conflits sociaux, la CFTC obtient la médiation et la reprise du dialogue.
1999 Adoption, lors de son 47e congrès, d'un projet pour l'action intitulé " au coeur de l'entreprise, acteurs et partenaires",
Martine LALLEMENT
Déléguée Syndicale
RS auprès du CE Berner
René MILLET
Délégué Syndical
Délégué du Personnel
Membre du CHSCT